Saison 1958-59 : la grande valse

Des remous agitent la direction du club où deux présidents se succèdent en l’espace de quelques mois. L’instabilité concerne également l’effectif qui valse au fil des résultats, souvent défavorables. Dans ces conditions Louis Dupal sauve sa peau tant bien que mal mais le classement de l’équipe reste désespérément médiocre.


Président : Charles Stephan puis Jean Clerfeuille
Entraineur : Ladislav “Louis” Dupal

Effectif : Balloche (Maurice), Bellin (Guy), Bodini (Ernest<– décembre), Bouteiller (André), Carpentier (Jacques), Caugant (René), Collados (Dominique), De Veufleury (Christian), Dikabo (Louis), Doualla (Samuel), Ebouaney (Henri), Eon (Daniel), Farina (Félix <– janvier), Girardeau (Pierre), Guessoum (Saïd-Albert), Guilcher (André –> septembre), Jort (Yves), Kingué (?), Le Chenadec (Gilbert), Lecorps (Léon), Le Menn (André –> octobre), Limberger (Armand), Mayet (Patrice <– janvier), Melchior (Ernst), M’Nick (Thadée), Moudio (Martin), Pann (?), Pinat (Louis), Pohon (Roger), Rivalland (Gilbert), Samson (Robert), Simonet (Claude), Verpillat (Paul), Wozniezko (Raymond <– janvier).

Arrivées : Louis Pinat (Rennes), Ernst Melchior (Rouen), Christian Devaufleury (Besançon), André Guilcher (retour prêt Béziers), Ernest Bodini (Monaco à partir de décembre), Patrice Mayet (Rennes à partir de janvier), Félix Farina (Sedan à partir de janvier), Raymond Wozniesko (Bordeaux à partir de janvier).

Départs : Guelzo Zaetta (retour prêt Angers), Martial Jacques (Grenoble), Gomez (Agde), Aveyra (Pau), Jean Saunier (Le Havre), Roger Gabet (Le Mans), André Guilcher (Lille à partir de septembre),André Le Menn (Rennes à partir d’octobre).

Football Club de Nantes

Saison 1958-59 :

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Debout de gauche à droite : Balloche, Bodini, Samson, Mayet, Pinat, Bouteiller.

Accroupis : M’Nick, Carpentier, Melchior, Dikabo, Collados.

(ici avant le match au CA Paris pour 32ème journée du championnat)

Championnat : Deuxième Division
Classement : 14ème (38 matchs, 13 victoires, 9 nuls, 16 défaites, 49 buts marqués, 59 buts encaissés).
Buteurs : Melchior (16), Moudio (9), Collados (7), Bouteiller (7), M’Nick (3), Bodini (1), Dikabo (1), Pohon (1), Wozniesko (1), Guessoum (1), Ebouaney (1), Caugant (1).

La saison précédente à peine achevée que déjà les premières tensions apparaissent au sein du comité directeur toujours présidé par Jean Le Guillou, mais plus pour très longtemps. Au cours d’une réunion qui se tient le 19 juin 1958, le bureau se scinde en deux clans qui s’affrontent désormais ouvertement. Certains membres reprochent à Le Guillou une mauvaise gestion qui creuse un déficit estimé à environ 13 Millions de francs. Jean Le Guillou accepte mal les critiques qui lui sont adressées et démissionne dans la foulée. Ses partisans le suivent, laissant le navire FCN sans pilote avec un équipage restreint.

La situation du club inquiète jusqu’au sein de l’Hotel de Ville où l’on s’interroge sur la bonne utilisation des subventions municipales annuelles. Les dirigeants du FCN sont donc convoqués à venir présenter la situation et leur projet. Un nouveau bureau est constitué qui élit Charles Stephan, un banquier en retraite, comme successeur de Jean Le Guillou. Autour de lui on note la présence de Jean Clerfeuille, vice-Président, et de Louis Fonteneau, membre du nouveau Comité Directeur. Le premier a suivi son ami Chalmandrier, le second a répondu à l’appel de M.Crinière, le secrétaire général du FC Nantes. La nouvelle équipe dirigeante, obtient l’aval de la Mairie et va s’efforcer de pérenniser la présence du FC Nantes dans le monde du football professionnel français, car c’est bien de l’avenir du statut professionnel du club dont il est question durant cet été 1958.

Les changements n’interviennent pas seulement Rue Bertrand-Geslin où le club siège, l’effectif de Louis Dupal, qui s’apprête à débuter sa 3ème saison sur le banc des canaris, est aussi concerné par les bouleversements.

Le maitre à jouer de l’équipe,Roger Gabet, part au Mans, Jean Saunier quant à lui est vendu au Havre (son club de cœur avec lequel il participera au titre champion de D2 et à la victoire en Coupe de France en fin de saison). Par ailleurs, le SCO Angers récupère Guelzo Zaetta en fin de prêt. Une nouvelle fois c’est tout le secteur offensif de l’équipe qu’il faut repenser. La continuité n’est décidément pas de mise au sein du FC Nantes.

On va donc aller chercher Ernst Melchior, le buteur rouennais, qui vient d’aligner 5 saisons chez les Diables Rouges en marquant 82 buts au passage ! Après Habitzl deux ans plus tôt c’est un nouveau fleuron du football autrichien qui vient animer l’attaque des canaris. Comme Habitzl, Melchior a participé aux Jeux Olympiques de 1948 avec l’Autriche dont il a porté le maillot à 36 reprises (16 buts). Avant de venir en Normandie, Melchior était un des fameux attaquants de l’Austria de Vienne avec lequel il a remporté 3 titres de champions et 2 coupes nationales (158 matchs, 122 buts). Une pointure donc ! Le seul souci notable chez Melchior c’est son âge, 38 ans quand il arrive à Nantes, c’est donc un joueur en fin de carrière qui vient tirer ses dernières cartouches en Loire-Inférieure devenue Loire-Atlantique depuis peu. Il ne restera finalement qu’une seule saison chez les jaune et vert y accomplissant sa mission (il termine meilleur buteur de l’équipe avec 16 buts) avant de se lancer dans une carrière d’entraineur qui le mènera depuis la Turquie jusqu’à un retour à Rouen où il décèdera en 1978. Comme Erich Habitzl, une rue de Vienne porte son nom : la Ernst-Melchior-Gasse.

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Ernst Melchior un star autrichienne en fin de carrière

L’autre arrivée notable dans l’effectif est la signature du gardien rennais Louis Pinat qui vient compenser l’indisponibilité de Daniel Eon toujours blessé en début de saison (fracture du poignet lors du match de Coupe de France contre Bordeaux la saison précédente). Pinat est un gardien expérimenté (30 ans) qui évolue depuis 9 saisons avec les rouge et noir (245 matchs dont 97 en D1) avec qui il a connu les joies de 2 montées et les peines de 2 relégations. Sélectionné en Équipe de France B, Louis Pinat est un gardien qui dispose d’un excellent jeu au pied (comme Daniel Eon, il est capable de jouer sur le terrain avec la réserve en CFA). Il sera le gardien titulaire du FC Nantes pour cette saison avant partir terminer sa carrière à Forbach (D2) où il assumera même les fonctions difficiles d’entraineur-joueur (1960-61).

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Louis Pinat, gardien titulaire des canaris lors de la saison 1958-59

Christian de Vaufleury (29 ans), un milieu de terrain défensif originaire de Laval qui jouait depuis 5 saisons sous les couleurs de Besançon, est aussi recruté.

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De Vaufleury, une recrue estivale du FC Nantes

On remarquera aussi que la colonie camerounaise jusque là représentée par Louis Dikabo (milieu 4 saisons à Nantes 37 matchs, 2 buts) compte désormais 3 nouveaux représentants. avec Martin Moudio (ailier droit 2 saisons 52 matchs 18 buts) qui sera titulaire comme Dikabo, et Samuel Doualla (milieu 3 saisons 7 matchs) et Henri Ebouaney (attaquant 1 seul match à Nantes) qui évolueront surtout en réserve durant leur bref passage chez les canaris.

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L’effectif nantais en début de saison 58-59

Enfin, les dirigeants nantais préparent l’avenir avec la signature d’un jeune défenseur du FC Lorient formé à l’US Montagnarde. Il se nomme Gilbert Le Chenadec (20 ans) et a été repéré lors d’une rencontre inter-ligues. Mr Crinière, le contacte dès le lendemain pour le convaincre de venir chez les canaris. Le jeune morbihanais, qui a fait un croix sur un éventuel départ à St Etienne où il a même effectué un essai, accepte volontiers la proposition nantaise. Il ignore alors que dès le lendemain, les dirigeants stéphanois viendront à leur tour lui proposer de signer chez les Verts. Gilbert Le Chenadec pense alors être passé à côté de la chance de sa vie en rejoignant un club anonyme de 2ème division alors qu’une des meilleures équipes françaises du moment lui ouvrait ses portes. Des regrets ravivés par les premiers mois passés au FC Nantes pour lequel il ne jouera qu’un seul match avec les pros pour sa première saison. L’ambiance au sein du groupe n’est pas au beau fixe et l’arrivée de ce jeune défenseur n’est pas forcément la bienvenue chez certains de ses équipiers plus âgés qui le voient surtout comme un concurrent direct. Célibataire et pas mal intégré, Le Chenadec vit seul à Nantes dans un petit appartement où il cultive le blues de son Morbihan natal. Il trouve juste un peu de réconfort auprès d’André Le Menn, un joueur cadre de l’équipe qui l’invite à partager son repas de temps à autre, jusqu’au jour où Le Menn partira à Rennes. Le Chenadec, se retrouvera vraiment seul et songera plusieurs fois à tout plaquer pour rentrer chez lui. Mal lui en aurait pris quand on connait la suite de sa carrière…

Les matchs de préparation de l’été 1958 voient les nantais s’incliner par deux fois en Coupe Odorico face au SCO Angers (0-3) et au Stade Rennais (1-3). Défaites logiques si l’on prend en considération le fait que ces deux adversaires évoluent alors en 1ère division.

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L’équipe du début de saison (avant le match au Havre pour la 2ème journée de championnat)

Mais quand le championnat reprend les nuages s’amoncellent rapidement au dessus de la tête de Louis Dupal. Après 8 journées le FCN s’est déjà incliné à 5 reprises contre seulement 2 victoires. Il se positionne avec les cancres de la division à la 18ème place.

On est début octobre et c’est le moment où André Le Menn quitte le FC Nantes pour rejoindre Rennes où il va parvenir à mener conjointement ses études d’odontologie et la pratique du football au plus haut niveau. Dès la saison suivante il portera le brassard de capitaine des rouge et noir. Il y ouvrira d’ailleurs ensuite son cabinet de chirurgien-dentiste et mettra sa carrière de footballeur en retrait. Le départ d’André Le Menn représente une perte importante au sein de la défense nantaise où il était titulaire depuis 4 saisons (146 matchs, 2 buts), il avait commencé avec les canaris alors qu’il avait tout juste 19 ans.  André Le Menn est décédé en février 2010, une minute de silence en sa mémoire a été observée Stade de la Route de Lorient pour la réception du LOSC quelques jours plus tard.

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André Le Menn, 4 saisons et 146 matchs à Nantes

Octobre c’est aussi la période où le néo-Président Charles Stephan, mécontent du début de saison, se fâche : “Si nous perdons contre Béziers il y aura du chambardement !”.

Bien évidemment, Louis Dupal sent que cet ultimatum et ces menaces le concernent directement. Les relations entre les deux hommes se dégradent très vite et les déclarations de Dupal dans la presse n’aident pas à ramener la sérénité dans la maison jaune.

Battre Béziers (ou tout du moins ne pas perdre face à eux) voilà donc le défi lancé à Dupal et ses hommes. Au regard du classement respectif des deux équipes, l’affaire n’est pas si simple, car les biterrois emmenés par le redoutable autrichien (encore un !) Ernst Stojaspal (il a joué avec Melchior à l’Austria et en sélection autrichienne) ont réalisé un bon début de saison (4 victoires, 3 nuls, 1 défaite) et se postent en candidats pour la promotion.

La rencontre se déroule le 12 octobre 1958 au stade Malakoff et va être bouleversée par un drame quand l’arbitre de la rencontre, Mr Drevet, s’écroule sur la pelouse en plein match. Il est transporté de toute urgence à l’hôpital où il décède. La victoire nantaise obtenue (1-0) grâce à un petit but de l’ailier camerounais Moudio devient alors anecdotique, elle permet toutefois à Louis Dupal de pouvoir continuer à travailler pendant quelques temps.

Lors de la rencontre suivante, les canaris sont lourdement défaits chez d’autres héraultais, le SO Montpellier qui les balaie (5-0) et les renvoie à l’avant-dernière place du classement. Puis les hasards du calendriers proposent au FC Nantes un “triptyque parisien” avec une série de 3 réceptions à Malakoff contre les clubs de la capitale qui évoluent en D2 à cette époque.

Les premiers à inaugurer la série sont théoriquement les plus redoutables. Le dimanche 26 octobre le Stade Français débarque avec une belle 5ème place (en fin de saison ils termineront seconds et accèderont à la 1ère division) mais doit s’incliner (2-1), l’autrichien Melchior marquant le but vainqueur sur pénalty (jugé sévère) à 10 minutes du coup de sifflet final.

Une semaine plus tard, c’est le CA Paris qui est proposé au canaris le jour de la Toussaint. Généralement les “capistes” réussissent plutôt bien aux nantais mais ce jour là les jaune et vert où figurent les briérons Roger Pohon (de Tignac) et Gilbert Rivalland (de St Joachim) peinent à arracher un match nul après un match de médiocre qualité où les nantais ont à nouveau bénéficié d’un pénalty (sévère encore !) qui leur fait éviter la défaite.

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1/11/1958 (12ème journée de D2) : FC Nantes 1-1 CA Paris

(Extrait de France Football du 4/11/1958)

Le dernière équipe parisienne à faire le déplace est le Red Star qui parait être l’équipe la plus abordable. Classés 17ème les joueurs de Saint-Ouen sont même devancés par les nantais. Une victoire est donc attendue mais au terme d’ “un bien pauvre match” les parisiens l’emportent (0-1). “Les moins mauvais ont gagné” sur un but du futur nantais Yvon Robinet.

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9/11/1958 ( 13ème journée de D2) : FC Nantes 0-1 Red Star

(Extrait de France Football du 11/11/1958)

Un qui regarde sans doute tout ça avec amertume c’est le jeune Daniel Eon. Après 6 mois de convalescence son bras s’est atrophié et ne lui permet pas dans un premier temps de pouvoir reprendre sa place de gardien de but. Mais comme on l’a dit, Daniel est aussi excellent au pied, il évolue donc en tant qu’attaquant au sein de l’équipe de CFA toujours managée par Albert Heil. Malheureusement, alors qu’il pense bientôt pouvoir postuler à nouveau comme gardien, il se brise le péroné lors d’un match de la réserve à Cholet en décembre. Le voilà donc à nouveau éloigné des terrains de football pour de longs mois de soin qui seront prolongés de 27 mois de service national en Algérie. On n’est pas prêt de revoir Daniel Eon avec le maillot nantais !

Pour la 14ème journée, l’équipe sombre à nouveau à Troyes (5-0) et partage la 19ème place avec Perpignan qu’elle parvient à vaincre petitement à Nantes (1-0). Une autre victoire (2-0) contre Toulon (2ème) précède une nouvelle grosse désillusion en décembre quand, pour leur entrée en Coupe de France (1/64ème de finale), les canaris se font sortir par les amateurs de l’Arago Orléans (1-2 après prolongations). Des voix se font alors de plus en plus nombreuses pour critiquer le travail de l’entraineur Louis Dupal, mis une nouvelle fois sur la sellette. Au terme des matchs aller et à la faveur d’une autre belle victoire contre Rouen (3-0), le FC Nantes remonte légèrement et occupe une modeste 14ème place dans un championnat très serré qui verra les 4 premiers être promus en fin de saison. Or le 4ème du classement, Toulon, ne possède que 5 points d’avance sur Nantes, qui ne devance il est vrai le dernier, Aix, que de 4 points aussi !

Il est encore permis de rêver donc, d’autant plus que Charles Stephan, qui a entendu son entraineur se plaindre de la qualité de son effectif, exauce ses vœux en fin d’année en recrutant 4 nouveaux joueurs en quelques jours.

Parmi ces quatre joueurs, deux défenseurs. Le premier est italien, s’appelle Félix Farina et n’a joué que 2 matchs en D1 à Sedan. Il jouera peu également avec Nantes (8 matchs) et repartira en fin de saison. Le second c’est Patrice Mayet (24 ans), un joueur d’origine pied noir qui a appris son football au Maroc avant d’atterrir au Stade Rennais dont il a porté le maillot 40 fois en D1 ou en D2. Il sera titulaire et jouera 19 matchs avec le FC Nantes en deuxième partie de saison avant de migrer à Besançon l’été suivant. Les nantais recroiseront sa route un peu plus tard avec Valenciennes quand ces derniers seront un des adversaires les plus redoutables du FC Nantes pour l’obtention des premiers titres de Champion de France remportés par les hommes d’Arribas. Patrice Mayet reviendra dans la région nantaise au terme de sa carrière de joueur professionnel, il entrainera notamment l’AC Nazairien dans les années 70 avec un certain Daniel Eon dans son effectif.

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Louis Pinat en haut et Patrice Mayet en bas, équipiers au Stade Rennais puis au FC Nantes

Un milieu de terrain défensif, Ernest Bodini (24 ans) arrive aussi en provenance de Monaco où il n’a fait qu’un bref passage de quelques mois  et seulement 4 matchs de D1. Il évoluait auparavant à Perpignan et jouera 16 matchs avec le FCN lors du premier semestre 1959. Il enchainera ensuite avec 3 autres saisons et quittera le club en 1962 pour finir sa carrière à Cherbourg.

Enfin le dernier renfort concerne le secteur offensif avec l’inter gauche Raymond Wozniesko (29 ans) qui vient de Bordeaux où il joue depuis 7 saisons (51 buts). Il sera titularisé 12 fois avec les canaris lors des matchs retour.

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Raymond Wozniesko un girondin chez les canaris

Pour le premier match de l’année 1959, le dimanche 4 janvier, près de 5000 spectateurs viennent à Malakoff faire connaissance avec les nouveaux venus. Les quatre recrues hivernales sont alignées et convainquent avec une superbe victoire (4-0) contre Cannes. Un sang nouveau parait couler dans les veines des joueurs de Dupal.

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4/1/1959 (21ème journée de D2) : FC Nantes 4-0 Sète

(Extrait de France Football du 6/1/1959)

Hélas, mille fois hélas…Les jolis espoirs que firent naitre cette belle prestation seront sans lendemains.

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8/2/1959 (24ème journée de D2) : Red Star 0-0 FC Nantes

(Extrait de France Football du 10/2/1959)

Dès la journée suivante, le 18 janvier, le FCN s’incline à Béziers (3-1). Dans l’esprit de Charles Stephan le problème est clair. Il a accédé aux demandes de Louis Dupal quand il souhaitait étoffer son effectif, désormais plus aucune excuse ne saurait être entendue venant de l’entraineur. Il demande donc à son Comité Directeur de se prononcer sur l’avenir de Louis Dupal à la tête de l’équipe. Sans doute pense-t-il être certain d’obtenir la tête du franco-tchèque.

Dans ce il se trompe lourdement.

En se prononçant à 10 voix contre 2 en faveur du maintien de Dupal, les membres du bureau mettent leur Président en minorité et lui inflige un camouflet qu’il ne saurait supporter. Il démissionne et quitte le FC Nantes en claquant la porte.

A nouveau le navire nantais n’a plus de capitaine, jusqu’à ce que le vide-Président Jean Clerfeuille accepte de prendre la succession .

« Personne ne voulait du poste, c’est pourquoi j’ai accepté… »

Cet agent commercial dans l’alimentaire, originaire d’Auxerre, est arrivé à Nantes pour des raisons professionnelles. Amateur de football il est un spectateur assidu des rencontres du FCN avant d’entrer dans son directoire.  Jean Clerfeuille, peu préparé à prendre la charge d’un club de football professionnel, va d’abord s’appuyer sur les compétences en place, notamment celle de M.Crinière et de Albert Heil pour faire fonctionner le club. Il est secondé par Louis Fonteneau à la Vice-Présidence.

« Je suis tout le contraire d’un entêté, mais quand je crois que mes choix sont bons, je m’y tiens. Président, c’est un métier que l’on apprend sur le tas, avec le temps ! »

Avec le changement de Président, Louis Dupal sait que désormais son bail à Nantes tiendra jusqu’à la fin de la saison et les résultats de l’équipe s’améliorent sensiblement.

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15/3/1959 (28ème journée de D2) : Perpignan 2-0 FC Nantes

(Extrait de France Football du 17/3/1959)

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19/4/1959 (31ème journée de D2) : FC Nantes 0-0 Cannes

(Extrait de France Football du 21/4/1959)

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26/4/59 (32ème journée de D2) : CA Paris 0-2 FC Nantes

Victoire nantaise au Parc des Princes, ici Bouteiller et Collados viennent disputer la balle au gardien parisien.

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10/5/1959 (35ème journée de D2) : Metz 1-1 FC Nantes

(Extrait de France Football du 12/5/59)

A domicile, début mai, les jaune et vert réussissent à faire tomber l’intouchable leader havrais (1-0) sur un but d’André Bouteiller à l’entame du dernier quart d’heure. Un succès de prestige vite oublié avec les 3 défaites enregistrées lors des 3 dernières journées de championnat en encaissant 4 buts à chaque fois. Le FCN rétrograde d’une correcte 10ème place à une très décevante 14ème place.

Le moment est venu dorénavant pour Jean Clerfeuille d’agir…

Bilan de la saison :

Deuxième Division

FC Nantes 14ème

1ère journée : FC Nantes 3-1 Forbach ff0649-du-19-08-1958-d2.jpg
2ème journée : Le Havre 1-0 FC Nantes  ff0650-du-26-08-1958-1.jpg
3ème journée : FC Nantes 1-2 Metz ff0651-du-02-09-1958-d2.jpg
4ème journée : Aix 0-1 FC Nantes ff0652-du-09-09-1958-d2a.jpg
5ème journée : FC Nantes 1-1 Bordeaux ff0653-du-16-09-1958-d2.jpg
6ème journée : Sète 2-1 FC Nantes ff0654-du-23-09-1958-d2a.jpg
7ème journée : Roubaix 4-1 FC Nantes ff0655-du-30-09-1958-d2a.jpg
8ème journée : FC Nantes 0-2 Besançon ff0656-du-07-10-1958-d2a.jpg
9ème journée : FC Nantes 1-0 Béziers ff0657-du-14-10-1958-d2.jpg
10ème journée : Montpellier 5-0 FC Nantes ff0658-du-21-10-1958-d2a.jpg
11ème journée : FC Nantes 2-1 Stade Français ff0659-du-28-10-1958.jpg
12ème journée : FC Nantes 1-1 CA Paris ff0660-du-04-11-1958.jpg
13ème journée : FC Nantes 0-1 Red Star ff0661-du-11-11-1958.jpg
14ème journée : Troyes 5-0 FC Nantes ff0662-du-18-11-1958-d2b.jpg
15ème journée : FC Nantes 1-0 Perpignan ff0662-du-18-11-1958-d2d.jpg
16ème journée : Grenoble 3-2 FC Nantes ff0663-du-25-11-1958-d2a.jpg
17ème journée : FC Nantes 2-0 Toulon ff0664-du-02-12-1958.jpg
18ème journée : Cannes 1-1 FC Nantes ff0665-du-09-12-1958-d2a.jpg
19ème journée : FC Nantes 3-0 Rouen ff0667-du-23-12-1958-d2a.jpg
20ème journée : Bordeaux 4-0 FC Nantes ff0668-du-30-12-1958-d2a-r.jpg
21ème journée : FC Nantes 4-0 Sète ff0669-du-06-01-1959.jpg
22ème journée : Béziers 3-1 FC Nantes ff0671-du-20-01-1959.jpg
23ème journée : Besançon 0-1 FC Nantes ff0672-du-27-01-1959-d2a.jpg
24ème journée : Red Star 0-0 FC Nantes ff0674-du-10-02-1959.jpg
25ème journée : FC Nantes 5-1 Roubaix ff0675-du-17-02-1959-d2a.jpg
26ème journée : Stade Français 2-0 FC Nantes ff0677-du-03-03-1959-d2.jpg
27ème journée : FC Nantes 3-1 Montpellier ff0678-du-10-03-1959.jpg
28ème journée : Perpignan 2-0 FC Nantes ff0679-du-17-03-1959-1.jpg
29ème journée : FC Nantes 1-1 Grenoble ff0681-du-31-03-1959-d2.jpg
30ème journée : Toulon 1-1 FC Nantes ff0682-du-07-04-1959-d2.jpg
31ème journée : FC Nantes 0-0 Cannes ff0684-du-21-04-1959.jpg
32ème journée : CA Paris 0-2 FC Nantes 32eme-journee.jpg
33ème journée : FC Nantes 1-1 Troyes ff0686-du-05-05-1959-d2a.jpg
34ème journée : FC Nantes 1-0 Le Havre ff0687-du-12-05-1959-1.jpg
35ème journée : Metz 1-1 FC Nantes ff0687-du-12-05-1959-2-35e.jpg
36ème journée : Rouen 4-2 FC Nantes ff0688-du-20-05-1959.jpg
37ème journée : FC Nantes 3-4 Aix ff0689-du-26-05-1959-d2br.jpg
38ème journée : Forbach 4-2 FC Nantes ff0690-du-02-06-1959-d2a.jpg

Classement

Club Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Le Havre 55 38 24 7 7 93 40 +53
2 Stade Français 52 38 21 10 7 86 46 +40
3 Toulon 44 38 17 10
11
82 63 +19
4 Bordeaux 44 38 17 10 11 69 56 +13
5 Grenoble 42 38 18 6 14 65 51 +14
6 Metz 41 38 13 15 10 49 50 -1
7 Besançon 40 38 14 12 12 69 54 +15
8 Sète 40 38 17 6 15 44 57 -13
9 Montpellier 39 38 16 7 15 64 55 +9
10 Béziers 38 38 13 12 13 58 54 +4
11 Forbach 38 38 16 6 16 60 54 +6
12 Rouen 37 38 14 9 15 74 59 +15
13 Troyes 37 38 13 11 14 49 51 -2
14 Nantes 35 38 13 9 16 49 59 -10
15 Perpignan 35 38 11 13 14 42 58 -16
16 Roubaix 34 38 11 12 15 57 63 -6
17 Cannes 32 38 10 12 16 50 64 -14
18 Aix 28 38 11 6 21 34 72 -38
19 Red Star 26 38 9 8 21 34 72 -38
20 CA Paris 23 38 7 9 22 34 87 -53

En fin de saison Perpignan est exclus du professionnalisme.
Buteurs : Van Rhyn (Stade Français), 31 buts - Meftah (Toulon), 28 buts - Di Loreto (Le Havre), Boulle (Bordeaux), 24 buts - Van Sam (Montpellier), 22 buts - Robuschi (Cannes), 21 buts - Gori (Roubaix), Keller (Rouen), 19 buts - Lenfant (Toulon), 18 buts - Vidal (Grenoble), Brahilm (Besançon), 17 buts - etc…

Coupe de France

64ème finale le ? à ?
Arago Orléans 2-1(ap) FC Nantes

Coupe Charles Drago

1er tour le 30 janvier 1959
FC Nantes 0-1 Lens

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